Les sources anglaises

Elles aussi sont importantes

Quand la Nouvelle-France fut cédée à l’Angleterre, les styles de vie, les manières de faire, les manières de vivre lentement, surement, se sont métissées. Il y eut des emprunts des deux côtés de la culture.

 Brears, Peter C. D.; The Kitchen Catalogue; The Castle Museum, York, England, 1979, 61 pages

Brears kitchen

  • Un mot  à propos de la façon de travailler de Brears : il décrit un environnement  dans ce cas-ci la cuisine du Château de York, il mesure et décrit les objets dont il présente ensuite les dessins qu’il en fait. Pas de photos me direz-vous? Non, que des dessins. Ils sont une bénédiction pour des forgerons. Les dessins de Brears montrent toujours comment l’objet est fabriqué. Les photos ne montrent pas toujours les soudures, les rivets. Ses dessins sont précis et toujours à l’échelle. Le travail de Brears est un travail technique et un travail artistique.
  • Il y décrit 1562 objets. Ils ne sont pas tous dessinés. Il ya quand même plusieurs centaines de dessins. Bien jolis d’ailleurs les dessins.

– Brears, Peter C. D.; The Old Devon Farmhouse, An Illustrated Study and Catalogue of the Devon  Farmhouse Collection; Devon Books, Great Britain, 1998, 164 pages

Brears Old Devon

  • Le titre complet décrit tout à fait ce dont ce livre parle.
  • Brears utilise la même manière de faire que celle de son Kitchen Catalogue.
  • L’environnement est celui d’une maison dans le Devon. Il décrit ce qu’on y trouve en en traversant les pièces. Assez fascinant comme travail.
  • Ici tous les objets décrits sont dessinés. Il y en 1487.

— Deeley, Robert ; The Cauldron, the Spit and the Fire, How We Cooked With Fire From Downhearth To Bargrate ;  Golden Cockerel Books, 2011, 305 pages

Deeley Cauldron

De belles photographies …

Dans l’introduction, Robert Deeley nie toute prétention à l’expertise d’historien. Il n’a comme objectif avec ce livre que de faire connaître sa collection d’ustensiles et d’outils de foyer et de cuisine sur l’âtre avant qu’elle ne soit dispersée. Les photographies de grande qualité nous font très bien voir les ustensiles de cette collection et leurs détails. Tous les livres portant sur le sujet bénéficieraient de cette qualité d’illustration.

Pour les ustensiles

Il y a plus encore.

Deeley ne se contentant pas de collectionner et se souciant de réparer, de restaurer les objets qu’il trouvait, il s’en servait aussi. Deeley cuisinait sur l’âtre.  Et pour reproduire vraiment les conditions que connaissaient les cuisinières des familles et les cuisiniers des princes, il s’approvisionnait autant que possible de son propre jardin, qu’il nous présente d’ailleurs et qui fait envie.

… plusieurs appétissantes autant qu’utiles

Aussi, le livre nous fait-il voir comment les ustensiles de cuisine étaient utilisés sur l’âtre. Pour tous  ceux qui voudraient tenter l’aventure de la cuisine sur l’âtre, cet ouvrage est précieux. Comme plusieurs outils ne sont plus utilisés depuis fort longtemps, c’est avec difficulté parfois que l’on visualise leur utilisation. À tout le moins, le livre de Deeley confirmera ce que le lecteur peut imaginer de l’utilisation des ustensiles de cuisine. Il précise en même temps ce qui devait cuire au dessus du feu et ce qui devait cuire devant le feu.

Devant et au-dessus du feu

Gourmet autant que collectionneur, Deeley nous propose même des recettes. Les photos des poissons, poulets, gigots et ragouts qui cuisent sur l’âtre font saliver.

Pour les gourmands

Pour les gourmands

Pour les ustensiles de la Nouvelle-France

Enfin, pour notre propos, les ustensiles de foyer et de cuisine de la Nouvelle-France, le livre de Deeley permet au moins d’identifier ce qui n’est pas d’origine française d’une partIl confirme aussi avec les autres ouvrages que j’ai consulté en ligne et ceux que je possède, une certaine universalité dans les moyens et les outils utilisés pour la cuisine à l’époque, comme dans la nôtre d’ailleurs. Il y avait des âtres partout. Maintenant ce sont les low, medium, high qui sont partout, partout où il n’y a pas d’âtre …

En somme, un beau livre par un passionné, un livre instructif mais sur un mode détendu. Et le texte qui n’envahit pas l’espace est plutôt écrit sur le mode de la conversation amicale.

– Seymour Lindsay, J.; Iron and Brass Implements of the English House; Alec Tiranti, London, 1964, 92 pages

Seymour Lindsay

  • Le livre de Lindsay a fait œuvre de pionnier.
  • Il contient 473 dessins
  • Il faut voir.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s