Reproduction ou copie?

Reproduire, copier? Distinguons.

Pour les besoins de mon aventure de reproduction des instruments de foyer et de cuisine de la Nouvelle-France, il faut faire une distinction entre la reproduction et la copie.

Pendant mon travail en ébénisterie j’ai établis la distinction suivante:

Pour une reproduction, il fallait que les matériaux, les outils et les techniques de production soient les mêmes que celles utilisées lors de la production de l’objet que l’on voulait reproduire et que les dimensions et la forme du meuble soient aussi celles du meuble original;

Nous avons affaire à une copie quand les matériaux ou les outils ou les techniques utilisés ou les dimensions sont différents de l’original.

De plus, la recherche historique à propos de l’objet doit être aussi approfondie que possible et vérifiable par le client, par exemple, dans un document qui décrit cette recherche et ce qu’elle a révélé.

Ce sont ces mêmes critères que je veux m’imposer pour reproduire les instruments de foyer et de cuisine. Mais il y a un hic.

Le fer n’est plus un matériau disponible

La plus grande majorité des instruments de foyer et de cuisine à cette époque étaient en fer. Or il n’y a plus de fer. Il n’y a que de l’acier doux. Quoique …

On peut trouver du fer en Angleterre à huit dollars la livre (aux dernières nouvelles) avant transport, frais de douane et tout le tintouin! Il en traine aussi de petites dimensions sur eBay et là aussi les prix sont trop élevés. Les coûts de toute reproduction deviennent tout à fait prohibitifs.

Les reproductions des ustensiles de foyer et de cuisine de la Nouvelle-France deviennent alors, à toutes fins pratiques, impossibles.

Reproduction des ustensiles de foyer et de cuisine de la Nouvelle-France

Aussi, je considérerai qu’il s’agit d’une reproduction quand les outils et les techniques sont les mêmes que celles utilisées lors de la production de l’ustensile original et que les dimensions et la forme seront aussi les mêmes.

Par exemple, comme dans le cas de la reproduction du petit hâtier de la collection Hotermans du musée Stewart, au lieu de souder les pattes, je les ai jointes avec des rivets. Ça tiendra aussi longtemps qu’une soudure, le travail n’est pas de moindre qualité, les outils utilisés et les techniques sont les mêmes, les dimensions et la forme sont exactement les mêmes, mais j’ai copié l’ustensile, je ne l’ai pas reproduis.

En forgeant ce petit hâtier j’ai forgé un objet qui est historiquement justifié : le forgeron original eut pu choisir de procéder comme je l’ai fais. La recherche que j’ai menée à propos de ce hâtier est disponible sur mon blog, ici et iciencore et, enfin, .

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