Spectaculaire ? Non. Efficace? Tout à fait

Un travail simple

Le cercle est soudé au feu. On en voit de légères traces au centre, à droite.

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Trépied de la collection Hotermans, nº 71.1.156

Les pattes sont rivetées par le tenon forgé au bout de la patte.

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Les traverses sont rivetées. Le rivet est apparent au bas de la traverse de gauche et de celle de droite sur la photo suivante.

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Les trous pour passer les rivets ont été forgés et non pas percés. On voit l’évasement du bas de la traverse de gauche où elle s’appuie sur le cercle. Cet évasement a été accentué sur le dessin.

Une stricte conformité de la forme à la fonction

Si le forgeron avait toutes les compétences nécessaires, le client avait peut-être un budget limité. Ou encore, peut-être était-ce le forgeron qui coupait au plus court pour sa propre cuisine … Le travail sur le bout des pattes (72 mm de haut) est minimal : ils sont simplement tournés comme le sont les bouts des pattes des trépieds offerts par les quincaillers Mermier dans leur catalogue de 1939 (numéros 867 à 870).

Mermier page 75 demier

Les bouts des traverses sont à peine arrondis et le sont inégalement. C’est un ustensile pour la cuisine sur l’âtre. Vite fait. Un trépied. Point.

En somme, nous nous trouvons devant un travail « de base » réalisé par un forgeron d’un village ou son apprenti. C’est un bon objet plutôt qu’un bel objet peut-on dire.

Cependant, parce qu’il y a un cependant, il me faut pointer du doigt un certain style  dans l’agencement des éléments de ce trépied : l’espacement entre les barres, leur positionnement sur le cercle, le rectangle créé de cette manière produisent un ensemble qui n’est pas sans rappeler certains signes de l’écriture chinoise … j’en vois peut-être un peu trop …

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A propos Yves Couture

Yves Couture forgeron, ferronnier vous avise, de ce qu'il est à votre disposition pour forger toute manière de crochet & autre système de suspension pour les ustensiles de cuisine, les vêtements, chapeaux, chaudrons, poêles, les balais, les clefs & aussi toute manière d'équerres & de potences pour soutenir des étagères de bibliothèques, pour des objets, pour des plantes que vous voulez accrocher au mur ou poser sur un banc, pour soutenir une crémaillère dans un foyer, sans compter la quincaillerie qu'il peut forger pour vos portes de maison & de jardin telle que clenches, crochets de retenue, verrous, pentures de toutes sortes & des grilles de séparation de pièces dans votre maison, des défenses pour vos soupiraux comme celles de la Place Royale à Québec ou celles à la manière de la volée d’oiseaux des fenêtres de l'ancien Hôpital de l'Hôtel-Dieu de la même ville, des balustrades pour vos balcons & toute autre quincaillerie que vous voudrez bien lui demander telle que des tasse-braises pour les fumeurs de pipe & tout cela sur mesure, selon vos besoins & à des prix qui vous étonneront & vous raviront. De plus, grâce à des recherches approfondies & soutenues, il est aussi en mesure de reproduire pour vous tout instrument ou ustensile de foyer & de cuisine en usage en Nouvelle-France tels que chenet, landier, hastier, tisonnier, pince, pare-étincelles, crémaillère, râtelier de cuisine du plus simple au plus complexe, des fourchettes d'honneur de même manière, des couvre-feux, des accotes-pots, des mains de fer, trépieds, potences, grils à plateau fixe & à plateau tournant, grille-poissons, grille-pain, broches & brochettes avec leurs supports & des moraillons verseurs, des couronnes d’office, des tourne-rôts à ficelle &c. qui vous permettront de donner à votre foyer moderne ou à votre âtre traditionnel une touche d’authenticité qui ne fera qu’en adoucir la chaleur. Son expertise en ces matières repose sur les livres spécialisés en la matière qui se trouvent dans sa bibliothèque et sur l'analyse des objets de la collection Hotermans du musée Stewart de Montréal qu'il a le privilège de pouvoir étudier. Cette collection d'ustensiles et d'outils en fer du XVIIº et du XVIIIº est une ressource essentielle pour connaître les outils de cuisine de la Nouvelle-France. Il faut aussi compter ses recherches en France, principalement en Bretagne et les quelques acquisitions de pièces qu'il a eut le bonheur d'y trouver
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