Un petit porte-broche de la collection Hotermans

Il est petit. Il est joli. Il est bien fait. Il nous vient du 17e ou du 18e siècle. Il est neuf. Ou presque. Il n’est pas à vendre. Enfin, pas celui-ci. Il appartient à la collection Hotermans du Musée Stewart. Mais si vous en voulez un …

Un joli porte-broche nº 71.1.19 de la collection Hotermans Musée Stewart

Un joli porte-broche
nº 71.1.19 de la collection Hotermans
Musée Stewart

Il est petit

Quand on fouille la documentation, les musées pour trouver des artefacts de cuisine quand on trouve un porte broche, habituellement, c’est gros.

Il y a les chenets dont la seule fonction est de soulever le bois pour permettre au feu de respirer. Il y en a des petits.

De tous les formats

De tous les formats
Shiffer, Antique Iron
page 132

Il y en a des gros. Les plus grands sont appelés des landiers. Quand un landier a des crochets pour supporter une boche, on l’appelle hâtier. Trouver un si petit porte-broche, un si petit hâtier, fut une surprise. D’autant que dans la collection Hotermans du musée Stewart, les hâtiers sont au moins deux fois plus grands que notre spécimen.

Un énorme porte-broche Moderne celui-ci

Un énorme porte-broche
Moderne celui-ci

Le hâtier, c’est du gros.

CONTRE – HATIER, s. m. (Cuisine.) chenet qui a plusieurs crampons, & qui peut porter plusieurs broches chargées de viande les unes au – dessus des autres.
Encyclopdie Diderot d’Alembert, Université de Chicago

Il est joli

Bien sûr, c’est matière de goût. Peut-être celà tient-il de la fascination qu’exerce habituellement sur nous les miniatures. Si j’ai choisi de le mesurer lui plutôt qu’un grand dans le temps qui m’était imparti, c’est parce je l’ai trouvé joli. Peut-être aussi parce qu’il m’a surpris. Sans doute parce que le lien entre la forme et la fonction est serré.

À côté de pièces imposantes, je l’ai trouvé spectaculaire.

Bien fait

Il est bien fait. Ce n’était pas un objet destiné au salon. On n’y voit pas les attentions que les objets de luxe reçoivent. Par exemple, la soudure des éléments qui forment les pattes est relativement grossière comme on peut le voir sur la photo.

La soudure des pattes du porte-broche On voit qu'il y a encore deux parties

La soudure des pattes du porte-broche
On voit qu’il y a encore deux parties

Bien sûr, elle est solide. Solide encore après plus de 200 ans. Bien faite donc mais grossière aussi. Dans les travaux de luxe,  l’observateur,  même averti, ne pourrait voir qu’avec difficulté que le pied du porte-broche est composé de deux pièces de fer. Ce qui n’est pas le cas ici. Ce n’est pas un objet que l’on faisait voir pour assurer sa position sociale. C’est un outil de cuisine.

On l’imagine facilement supportant une broche ou deux ou plus pour griller de petits oiseaux commme des cailles, une truite, des brochettes, par exemple.

Enfin, les pinces qui forment le dessus peuvent recevoir une broche qui elle, avec un crochet, pourrait porter une petite bouilloire au dessus du feu.

Un travail de qualité

Un travail de qualité

Les dimensions

La hauteur

Dimensions hors tout

On le voit bien
au dessus d’un
petit tas de braises

Les pattes

Noter les deux pièces soudées

Noter les
deux pièces soudées

Les crochets

Les crochets

Les crochets

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A propos Yves Couture

Yves Couture forgeron, ferronnier vous avise, de ce qu'il est à votre disposition pour forger toute manière de crochet & autre système de suspension pour les ustensiles de cuisine, les vêtements, chapeaux, chaudrons, poêles, les balais, les clefs & aussi toute manière d'équerres & de potences pour soutenir des étagères de bibliothèques, pour des objets, pour des plantes que vous voulez accrocher au mur ou poser sur un banc, pour soutenir une crémaillère dans un foyer, sans compter la quincaillerie qu'il peut forger pour vos portes de maison & de jardin telle que clenches, crochets de retenue, verrous, pentures de toutes sortes & des grilles de séparation de pièces dans votre maison, des défenses pour vos soupiraux comme celles de la Place Royale à Québec ou celles à la manière de la volée d’oiseaux des fenêtres de l'ancien Hôpital de l'Hôtel-Dieu de la même ville, des balustrades pour vos balcons & toute autre quincaillerie que vous voudrez bien lui demander telle que des tasse-braises pour les fumeurs de pipe & tout cela sur mesure, selon vos besoins & à des prix qui vous étonneront & vous raviront. De plus, grâce à des recherches approfondies & soutenues, il est aussi en mesure de reproduire pour vous tout instrument ou ustensile de foyer & de cuisine en usage en Nouvelle-France tels que chenet, landier, hastier, tisonnier, pince, pare-étincelles, crémaillère, râtelier de cuisine du plus simple au plus complexe, des fourchettes d'honneur de même manière, des couvre-feux, des accotes-pots, des mains de fer, trépieds, potences, grils à plateau fixe & à plateau tournant, grille-poissons, grille-pain, broches & brochettes avec leurs supports & des moraillons verseurs, des couronnes d’office, des tourne-rôts à ficelle &c. qui vous permettront de donner à votre foyer moderne ou à votre âtre traditionnel une touche d’authenticité qui ne fera qu’en adoucir la chaleur. Son expertise en ces matières repose sur les livres spécialisés en la matière qui se trouvent dans sa bibliothèque et sur l'analyse des objets de la collection Hotermans du musée Stewart de Montréal qu'il a le privilège de pouvoir étudier. Cette collection d'ustensiles et d'outils en fer du XVIIº et du XVIIIº est une ressource essentielle pour connaître les outils de cuisine de la Nouvelle-France. Il faut aussi compter ses recherches en France, principalement en Bretagne et les quelques acquisitions de pièces qu'il a eut le bonheur d'y trouver
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2 commentaires pour Un petit porte-broche de la collection Hotermans

  1. Robert Crowe dit :

    Très intéressant!

    • Yves Couture dit :

      Merci Robert. C’est le format que je vais adopter pour présenter les ustensiles de la collection Hotermans. Les objets de cette collection datent tous du 17e ou du 18e siècle. Ce sont des objets comme ceux-là qui se retrouvaient, au moins dans les cuisines des riches de la Nouvelle-France. Plusieurs étaient d’usage universel. Nous le verrons plus tard.

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